Pourquoi elle est devenue une exigence moderne, personnelle et collective
La bienveillance est parfois moquée, parfois suspectée, souvent caricaturée.
On la dit galvaudée. « Tarte à la crème ». Vidée de son sens par un usage excessif et parfois opportuniste.
Et pourtant, si la bienveillance est partout aujourd’hui, ce n’est pas parce qu’elle est devenue à la mode, c’est parce qu’elle
manque cruellement dans nos relations, nos organisations, nos débats, nos vies.
Ce mot n’est pas un slogan, c’est un symptôme.
Quand un mot dérange, c’est souvent qu’il touche juste
Lorsque j’ai choisi de placer la bienveillance au cœur du nom du CGBB –
Cercle des Gens Bien & Bienveillants – je savais que ce choix susciterait des réactions.
Certains y verraient une posture, d’autres une forme de naïveté, d’autres encore une tentative de se donner bonne conscience.
Mais ce mot n’a jamais été choisi pour « faire bien », il a été choisi parce qu’il
engage.
Engager, au sens fort du terme.
Car la bienveillance n’est pas confortable. Elle oblige, elle responsabilise, elle impose un cadre exigeant dans la manière dont nous nous adressons aux autres.
La bienveillance n’est pas de la gentillesse molle
C’est sans doute là que naît le malentendu.
La bienveillance est souvent confondue avec :
- la complaisance,
- l’évitement du conflit,
- la peur de dire les choses,
- ou une forme de faiblesse relationnelle.
C’est exactement l’inverse.
La bienveillance est une
exigence élevée :
- considérer l’autre sans l’écraser,
- dire les choses avec justesse,
- poser des limites sans violence,
- vouloir faire grandir plutôt que dominer.
Être bienveillant ne signifie pas tout accepter. Cela signifie
refuser la brutalité inutile.
Ce que montrent les études… et l’expérience
Toutes les études sérieuses sur le bien-être, la coopération et la performance durable convergent.
Elles montrent que :
- nous avançons mieux entourés de personnes bienveillantes,
- nous prenons de meilleures décisions dans des environnements sécurisants,
- nous sommes plus solides, plus sereins et plus heureux lorsque la confiance est réelle.
Mais au-delà des chiffres, il y a l’expérience vécue.
Qui n’a jamais senti la différence entre un environnement où l’on peut parler sans crainte… et un autre où chaque mot peut se retourner contre soi ?
La bienveillance comme condition de la confiance
La confiance ne se décrète pas, elle se construit.
Et elle ne peut exister durablement sans bienveillance.
Dans une relation professionnelle, personnelle ou amicale, la bienveillance crée un espace intérieur particulier :
- un espace où l’on ose,
- un espace où l’on apprend,
- un espace où l’on peut reconnaître ses failles sans être disqualifié.
Sans cela, tout devient stratégique, défensif, épuisant.
Pourquoi nous en avons de plus en plus besoin
Nous vivons une époque marquée par :
- la pression permanente,
- la comparaison constante,
- la brutalité des échanges,
- la peur du déclassement,
- l’isolement grandissant.
Dans ce contexte, la bienveillance n’est pas un luxe. C’est une
nécessité vitale.
Elle permet de rester humain dans un monde qui pousse souvent à l’endurcissement.
La bienveillance comme levier de solidité intérieure
Être entouré de personnes bienveillantes ne nous rend pas faibles, cela nous rend
plus solides.
Parce que l’on sait que l’on peut tomber sans être abandonné, parce que l’on sait que l’on peut douter sans être jugé, parce que l’on sait que l’on peut réussir sans écraser.
C’est un socle.
Pourquoi ce mot engage ceux qui rejoignent le CGBB
Je n’ai pas placé la bienveillance dans le nom du CGBB par hasard.
Ce mot est un rappel permanent. Il engage celles et ceux qui rejoignent le Cercle et il fixe une exigence de comportement.
Chez nous la qualité des relations compte autant que les compétences.
La bienveillance n’exclut ni l’ambition ni l’exigence
C’est une autre confusion fréquente.
La bienveillance n’est pas l’ennemie de l’ambition. Elle en est souvent la condition.
Les projets qui durent sont ceux qui reposent sur des relations saines. Les réussites solides sont celles qui ne laissent pas de champs de ruines derrière elles.
Une conviction renforcée par le temps
Peut-être encore plus qu’en 2018, lorsque j’ai fondé le CGBB, je suis convaincu aujourd’hui que nous avons tous besoin de nous entourer de personnes pour qui la bienveillance est une valeur vécue, incarnée, quotidienne.
Pas un mot affiché, une posture intérieure.
Choisir son entourage, c’est choisir sa trajectoire
Nous sommes façonnés par les personnes que nous côtoyons.
Par leurs regards, par leurs paroles, par leurs intentions.
S’entourer de personnes bienveillantes n’est pas anodin, c’est un choix structurant.
Et maintenant, une question simple
La bienveillance n’est pas un concept abstrait. Elle se mesure à ce que l’on ressent en présence des autres.
Alors, la vraie question n’est peut-être pas de savoir si ce mot est galvaudé.
Mais plutôt :
de qui vous entourez-vous aujourd’hui ? qui vous aide à grandir sans vous écraser ? dans quels environnements pouvez-vous être pleinement vous-même ?
Dans un monde qui durcit, choisir la bienveillance n’est pas un renoncement.
C’est un acte de lucidité et peut-être même…, un acte de courage.
Alexandre FAVRE, Président Fondateur du Cercle des Gens Bien & Bienveillants
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