La rencontre

La rencontre, cette puissance discrète qui nous transforme

Par Alexandre Favre, fondateur du CGBB - Cercle des Gens Bien & Bienveillants

“La rencontre est un mystère, elle ne se décrète pas, mais elle se prépare.” Charles Pépin

Il y a sept ans, j’ai fondé le CGBB – le Cercle des Gens Bien & Bienveillants avec une idée simple, presque naïve, mais profondément ancrée : nous avons besoin les uns des autres.

Dans un monde de plus en plus connecté, paradoxalement, jamais nous n’avons été aussi seuls. Dans ce flot d’images, de notifications, de sollicitations, dans cette course permanente à la performance, au résultat, à l’efficacité, une question me hantait : où sont passées les vraies rencontres ?

Pas celles qu’on coche dans un agenda, ni celles qui durent le temps d’un échange de cartes de visite. Je parle des rencontres vraies. Celles qui font basculer une journée, une vie. Celles qui nous révèlent à nous-mêmes. Celles qui ouvrent des portes qu’on ne savait même pas fermées.

Préparer le terrain de la rencontre

Charles Pépin, que nous avons eu l’honneur d’accueillir au CGBB, a dit un jour cette phrase qui m’a marqué : « La rencontre ne se décrète pas, elle se prépare. » Cette idée est devenue, pour moi, un cap, une boussole.

Car c’est bien cela mon “métier” aujourd’hui, et celui du CGBB : préparer les conditions de l’éclosion. Créer des environnements fertiles, bienveillants, sécurisants, où l’on ose se montrer tel que l’on est. Où l’on se sent écouté, respecté, accueilli dans toute sa singularité.

Je ne peux pas forcer une rencontre. Mais je peux tout faire pour qu’elle soit possible.

C’est ce que nous mettons en œuvre chaque jour, à travers plus de 250 événements par an. Des rencontres autour du business, de la culture, du développement personnel, de l’œnologie, du sport ou encore de l’engagement citoyen. Des moments simples, parfois profonds, souvent joyeux. Mais toujours porteurs de sens.

Ce que transforme une rencontre

Il y a des événements qui changent une vie. Mais il y a aussi, et surtout, des gens qui changent une vie. Et parfois, une simple conversation peut suffire à faire basculer notre regard sur le monde. Un sourire, une écoute, une question bien posée.

Je pense à cette femme venue par hasard à une soirée du CGBB, sur les conseils d’une amie, et qui a trouvé le courage de se lancer enfin dans son projet. Je pense à cet entrepreneur sur le point d’abandonner, qui a trouvé, ce soir-là, un futur associé devenu ami. Je pense à ces membres qui, sans forcément chercher à “faire du réseau”, ont trouvé de la chaleur, du sens, de la clarté. Parfois même, de l’amour, très souvent de réelles amitiés.

Car la rencontre n’est pas un outil, ce n’est pas un “moyen”. C’est une fin en soi. Elle n’est pas utile. Elle est fondamentale.

Elle nous rappelle que nous ne sommes pas seuls. Elle casse la carapace de l’individualisme. Elle nous relie, nous humanise, nous réveille.

Ce que nous avons oublié

Notre époque valorise la maîtrise, le contrôle, l’agenda millimétré, la productivité. Mais elle a oublié une chose essentielle : les plus grandes choses de notre vie ne se prévoient pas. Elles surgissent.

On ne prévoit pas une rencontre. On ne prévoit pas l’impact qu’un être humain peut avoir sur nous. On peut passer dix fois à côté d’un trésor sans le voir, jusqu’au jour où l’on ouvre les yeux.

Nous vivons dans une illusion d’autonomie. On nous apprend à “réussir seul”, à “suffire à soi-même”. Et pourtant, tout ce qui a du sens dans nos vies passe par les autres. Une phrase, un regard, un souvenir partagé.

Nous ne nous construisons qu’à travers le lien.

C’est ce que nous rappelle la philosophie, mais aussi la psychologie, les neurosciences, et même la biologie : nous sommes des êtres de relation.

Un cercle, pas un réseau

Le CGBB n’est pas un “réseau” au sens classique du terme. Nous ne sommes pas là pour faire du business à tout prix. Bien sûr, des affaires se font. Des partenariats naissent. Des carrières se dessinent. Mais tout cela est une conséquence, pas un objectif.

Notre objectif, c’est la qualité du lien.

Nous croyons que les plus belles réussites se bâtissent sur la confiance, la bienveillance, l’entraide, le respect. Des valeurs simples, mais puissantes. Des valeurs qui changent tout lorsqu’elles ne sont pas affichées mais vécues.

C’est pour cela que nous avons appelé notre club : le Cercle des Gens Bien & Bienveillants.

Parce que ce qui compte, ce ne sont pas les titres, les CV, les carnets d’adresses. Ce qui compte, c’est l’intention. Le désir sincère de se relier. L’envie d’offrir quelque chose à l’autre, même si ce n’est “que” de l’attention.

Des liens vrais, durables, puissants

Créer du lien, ce n’est pas seulement échanger. C’est se laisser toucher. C’est prendre le risque d’être vu, entendu, parfois bousculé. C’est accepter de ne plus tout contrôler. C’est lâcher un peu d’égo pour accueillir l’autre.

Au CGBB, les liens qui se créent ne sont pas superficiels. Ils sont solides, profonds, parfois intimes. Ils durent. Parce qu’ils sont nés dans un terreau sain.

C’est ce que je veux défendre : un monde dans lequel les relations humaines redeviennent une priorité. Un monde où l’on se parle vraiment. Un monde où l’on sort de la solitude numérique pour revenir à la chaleur des regards.

Et après… l’inattendu

Une fois le cadre posé, une fois l’espace créé, le reste ne nous appartient plus. La magie de la rencontre, c’est qu’elle échappe à notre volonté. Elle vient nous cueillir.

Et c’est là que l’inattendu opère. Cet imprévisible, cet imprévu merveilleux, qui transforme l’ordinaire en extraordinaire.

Je n’ai pas compté les centaines, peut-être les milliers de témoignages que j’ai reçus depuis 7 ans. Des personnes qui m’ont dit : “Je ne pensais pas que ce dîner allait changer ma trajectoire”, ou “Je ne cherchais rien, et j’ai trouvé plus que ce que j’aurais imaginé”.

C’est ce que j’appelle la transcendance de l’ordinaire. Ce moment fragile où un événement simple (un atelier, une conférence, une dégustation de vin, une balade…) devient un tournant.

Pourquoi nous devons défendre la culture de la rencontre

Aujourd’hui, il devient urgent de remettre l’humain au centre. De recréer des lieux où l’on peut se voir, se parler, s’écouter. Des lieux où l’on se sent en sécurité pour se dire, se confier, oser.

Les entreprises l’ont compris : un salarié bien entouré est plus motivé, plus créatif, plus fidèle. Les indépendants le savent : seul, on va vite. Ensemble, on va vite ET loin.

Mais au-delà du professionnel, c’est la santé psychologique de chacun qui est en jeu. Le lien humain est un besoin fondamental. Il nous nourrit, nous équilibre, nous structure.

C’est pour cela que je crois, plus que jamais, à la mission du CGBB.

Ce que je souhaite transmettre

Si je devais résumer en une phrase ce que je fais depuis 7 ans, ce serait peut-être celle-ci : je crée des conditions pour que des gens qui ne se connaissent pas se rencontrent… et deviennent essentiels les uns pour les autres.

Cela peut paraître simple. Mais c’est un travail de chaque instant. Cela demande une écoute constante, une vigilance éthique, une ouverture aux différences, une sincérité absolue.

Car on ne triche pas avec la rencontre. Soit elle est vraie, soit elle ne se fait pas.

Et quand elle est vraie… elle fait des merveilles.

 

La rencontre est une puissance d’avenir

Dans un monde qui change vite, où tout s’automatise, où l’IA, les algorithmes et la vitesse redessinent nos habitudes, la rencontre reste notre meilleure chance de rester pleinement humains.

Elle est notre ancrage. Notre boussole. Notre trésor.

Alors soyons ouverts. Restons curieux. Osons tendre la main. Et cultivons cette disposition à l’inattendu. Car, comme le dit si bien Charles Pépin : “La rencontre, c’est toujours un miracle… mais un miracle qui se prépare.”

Bienvenue dans ce cercle où les miracles sont une vocation.

Venez, tel que vous êtes, rejoindre le CGBB Tout au long de l’année nous vous permettons de faire plein de belles rencontres, et ça, ce n’est pas rien 😉   #bienveillance #entrepreneur #business #entreprise #paris #networking #rencontre #cgbb

Découvrez aussi ...

Le Membre de la semaine : Bérangère Simoni

Le Membre de la semaine : Bérangère Simoni

Chaque semaine, le CGBB met à l’honneur l’un de ses membres. Cette semaine nous avons le plaisir de vous présenter… Bérangère Simoni.   Peux-tu stp te présenter ?   Le domaine personnel : J’ai 2 enfants de 29 et 26 ans, mon mari est malheureusement décédé...

La rencontre : le sel de la vie !

La rencontre : le sel de la vie !

La rencontre : et si les personnes que nous ne connaissons pas encore pouvaient changer notre vie ? Il y a des gens que l’on connaît depuis vingt ans et qui n’ont presque rien changé en nous. Et puis il y a cette personne rencontrée un soir, presque par hasard, qui...

Penser mieux pour vivre mieux

Penser mieux pour vivre mieux

Penser mieux pour vivre mieux : et si notre entourage changeait notre façon de voir la vie ?   « Il suffit de penser mieux pour vivre mieux. » J’aime beaucoup cette phrase. Non pas parce qu’elle nous promettrait qu’il suffit de penser positif pour que,...