Je fais de mon mieux et c'est déjà pas mal 😉
On me demande souvent : "Qu’est-ce que tu fais dans la vie ?" Et moi, avec le plus grand sérieux du monde (et un petit sourire en coin), je réponds : "Je fais de mon mieux."
Alors oui, je sais, ça déstabilise. Parce qu’aujourd’hui, il faut une réponse claire, nette, précise, classée au bon endroit dans la bonne case. On veut du métier, du titre, du statut, du code NAF, de la carte de visite plastifiée avec le logo centré et le QR code en bas à droite.
Mais moi, je fais de mon mieux. Et croyez-moi, c’est un
temps plein.
La tyrannie du "Qu’est-ce que tu fais ?"
"Qu’est-ce que tu fais dans la vie ?"… comme si ce que l’on
fait pouvait entièrement résumer ce que l’on
est. Comme si notre valeur tenait en trois mots : directeur marketing senior. Ou chef de projet digital.
On ne demande plus : "Qui es-tu ?" On demande : "Tu sers à quoi ?" Et si on ne peut pas répondre avec une fonction socialement valorisée, on se sent presque illégitime d’être là.
Mais moi je ne suis pas qu’un métier. Je suis un humain qui vit, qui pense, qui doute, qui cuisine le dimanche et se trompe parfois de sens dans le métro le lundi.
Le vertige du vide
Le problème de cette identification excessive au travail, c’est qu’elle fonctionne… jusqu’à ce qu’elle ne fonctionne plus. Un accident de parcours, un licenciement, un burn-out, une reconversion… et soudain, le vide.
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Si je ne suis plus mon job, alors je suis quoi ?" Et c’est là que beaucoup perdent pied. Parce qu’on a oublié de nourrir tout le reste. Tout ce qui ne s’inscrit pas sur LinkedIn.
Alors j’ai décidé d’en sortir, doucement, à ma façon. Je ne me définis plus par un intitulé. Je me définis par une intention :
faire de mon mieux.
Comptable, consultant, chef de projet… et puis quoi encore ?
J’ai été comptable et je comptais… les heures qui me séparaient du week-end. Puis j’ai été consultant en burn-out. J’étais mon meilleur client. Très fidèle, très investi.
Ensuite j’ai été chef de projet mais mon vrai projet, c’était de retrouver du sens. Je l’ai perdu au troisième open-space à gauche, entre la machine à café et le mur en mousse acoustique.
Alors j’ai arrêté. Pas de tout faire. Juste d’essayer d’être quelqu’un qu’on attendait. Et j’ai commencé à être… moi. Tant bien que mal.
Ce que je fais aujourd’hui ?
Aujourd’hui, je fais de mon mieux. Je suis un ami fidèle, un amoureux parfois maladroit, un père un peu dépassé, mais toujours là, un cuisinier du dimanche, un rêveur du mardi, un bricoleur du jeudi ou encore un promeneur du samedi.
Je suis tout ce qu’on ne met pas dans un CV. Tout ce qui ne s’écrit pas dans une fiche de poste. Et pourtant, c’est ça qui me constitue profondément.
Et vous, vous comptez quoi ?
Parce que moi, j’ai longtemps compté les heures. Celles qui restaient avant la fin de la réunion. Avant la fin du mois. Avant la fin de la semaine. Et puis un jour, j’ai compté…
les moments qui avaient du sens. Les éclats de rire autour d’un verre, les discussions qui font vibrer, les silences habités.
Et j’ai décidé que c’était ça, ma vraie richesse. Pas ce que je possède, mais ce que je ressens. Pas ce que je fais pour gagner ma vie, mais ce que je vis pour ne pas la perdre.
Le métier de vivre
Faire de son mieux, c’est un métier. C’est celui d’être vivant. D’écouter sincèrement, de parler franchement, de prendre soin sans calcul. C’est le métier de la patience, de l’humilité, du pas-à-pas.
Il n’y a pas de fiche de poste, pas de KPI, pas de bonus en fin d’année. Mais il y a des regards qui brillent, des cœurs qui s’ouvrent, des liens qui se tissent. Et ça, ça vaut bien tous les titres du monde.
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Je fais de mon mieux… mais parfois mon mieux fait de travers." Et c’est très bien comme ça. Parce que le but n’est pas d’être parfait. Le but, c’est d’être en mouvement, d’essayer, d’échouer, de recommencer. D’être sincère, surtout.
Alors, qu’est-ce que vous faites dans la vie ?
Moi ? Je fais de mon mieux. Et vous savez quoi ? C’est déjà beaucoup.
Et vous,
qui êtes-vous quand vous ne travaillez pas ? Quand vous n’avez plus de fonction à réciter, plus de statut à défendre ?
Êtes-vous un rêveur, un frère, une cousine, un passionné de jazz, un cueilleur d’instant, une chercheuse d’étoiles ?
Ce que nous faisons pour vivre est important. Mais ce que nous faisons
en vivant l’est bien plus encore.
Et si, tous ensemble, on décidait simplement… De faire de notre mieux ?
Faites de votre mieux et ce sera déjà formidable.
Moi je suis
Alexandre Favre, Fondateur du
Cercle des Gens Bien & Bienveillants